Flora Coupin
L'artiste Flora Coupin détourne les objets festifs et enfantins pour mettre en scène l'ironie face à la gravité du monde. L'autoportrait tient une place centrale dans son travail sur la solitude et le fantasme.
Publié le 1 juillet 2026

Née en 2000 à Rosny-sous-Bois, Flora Coupin est une artiste basée à Paris, diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2026. Face à l’effroi du monde contemporain, elle crée un espace cathartique où la dérision devient une réponse possible en empruntant des images au cinéma, aux contes ou à la fête foraine.
Chez elle, joie et drame ne font qu’un : le bonheur y est toujours traversé d’une mise en garde. Peinture et installation se mêlent pour interroger nos doutes et nos incertitudes. L’ironie sert de première réponse, à travers des phrases empruntées à la publicité ou des objets festifs détournés : la fête foraine devient stand de suicide, le jouet en bois une épée de Damoclès. Face à cette ambiguïté entre insouciance et tabou, c’est au spectateur de choisir entre la version douce ou cruelle de la réalité. L’autoportrait tient une place centrale : en se mettant en scène, l’artiste dit la solitude, l’isolement, le fantasme, et répond à la gravité du monde par le jeu et la légèreté.
- Sans titre (brain got hands) 2024, huile sur bois fracturé, 30 x 54 x 6 cm crédit photo Pierre Serot
- Sans titre, 2025, béton, cire, cable en métal, 30 x 23 x 25 cm crédit photo Augustin Décarsin
Œuvre candidate : A denial
Sur cet autoportrait en pied, le personnage a un ventre gonflé, comme celui d’une grossesse. Ses vêtements rayés évoquent l’enfermement et l’interdit, le bleu la mélancolie, le t-shirt tendu les couleurs d’une pastèque. À ses pieds, trois ballons crevés. Sans décor, le regard dans le vide, le personnage reste simplement là, impuissant, avec ce ventre gonflé de vie ou de vide, qui sait.







