Maxime Gray
Le travail de Maxime Gray consiste à rejouer des images déjà existantes plutôt qu'à en inventer de nouvelles. Le texte y occupe une place centrale, entre slogan et déclaration d'amour.
Publié le 1 juillet 2026

Né à Annecy, où il vit et travaille pendant plus de vingt-deux ans, Maxime Gay obtient son DNSEP à l’ESAAA en 2023. Il quitte alors le lac pour l’océan, d’abord Nantes, pendant un an, puis Marseille, où il vit et travaille aujourd’hui.
Sa pratique repose sur la reprise, la citation et la copie. Il ne s’agit pas de produire des images nouvelles, mais de rejouer celles qui existent déjà comme le font les mythes, ou bien Gossip Girl. Tout n’est qu’adaptation et réécriture, le contexte change, l’histoire reste la même. Ce qui l’intéresse, c’est la façon dont nos identités, nos désirs, nos manières d’être aux yeux du monde se construisent avec les images, les récits, les stars et les objets qui nous entourent. Il s’approprie aussi bien des images issues de l’art contemporain que de la culture populaire, et des mots venus d’injures ou de chansons. Le texte occupe une place centrale dans son travail entre slogans, déclarations d’amour, jeux de mots qui deviennent jeux de construction, une sculpture se change en décor, une peinture en mobilier. Une question traverse toute sa pratique : Quel devrait être le format d’une peinture, ou d’une mélodie d’amour ?
- Grosse Tapette (démontée), 2024, acrylique sur contreplaqué. Crédit photo: Raphaëlle Detheve
- Grosse pédale, 2022, peinture murale acrylique, 180×300 cm. Crédit photo: Juliette Fabert
Œuvre candidate : Amour toujours
Nos identités et nos désirs se façonnent avec les images, les récits, les chansons qui nous entourent. Pour l’artiste, L’Aigle noir, représente ses premières tristesses et Barbara, ses premiers amours.







