Entretien avec Thomas Lemire, commissaire de l’exposition Eternal Sunshine

Découvrez comment a été pensée l’exposition Eternal sunshine avec Audrey Prédhumeau et Marine Zonka

Publié le 14 janvier 2026

« Eternal Sunshine invite à accepter que les souvenirs se déforment, se décolorent et parfois s’inventent »

J’ai le plaisir de vous présenter le 5e volet de ma résidence curatoriale à la galerie municipale Jean-Collet de Vitry-sur-Seine. Eternal Sunshine. Le titre est inspiré par le film de Michel Gondri de 2004. J’ai souhaité inviter deux artistes dont le travail me touche particulièrement, Audrey Prédhumeau et Marine Zonka.

Ensemble à 3, on a vraiment voulu penser à partir de la métaphore filée du film un espace de réminiscence de souvenirs mais aussi de texture qui évoque convoque je dirais des souvenirs. Ces deux artistes ont un travail d’installation, de sculpture mais aussi de dessin et l’exposition est parcourue par ces tons pastel qu’on peut entrevoir derrière nos paupières closes quand on regarde la lumière trop longtemps, ces reflets qu’on peut voir dans des vitres, cette lumière chaude qu’on peut percevoir à travers les stores après une sieste en plein été. Et tous ces petits souvenirs, je dirais fragmentaires me permettent à moi, en tant que commissaire d’exposition, de répondre à une question qui me hante : Comment préserver ou garder en mémoire les bons souvenirs quand les mauvais ont tendance à prendre le dessus ?

Dans cet espace se rencontre finalement deux artistes qui ont toutes les deux une pratique entre la simplicité du geste et un travail vraiment minutieux. Pour cela, l’exposition est vraiment parcourue de différentes techniques sculpturales mais aussi de dessins avec notamment des fresque, des dessins sur calque euh qui cherchent je dirais à nous réveiller dans des espaces mentaux et imaginaires qui sont ceux finalement du quotidien et de ces petits souvenirs anodin qu’on qu’on oublierait presque la senteur d’un d’un magasin de confiserie ou un parc d’attraction.

Cette exposition sera également accompagnée de toute une programmation culturelle de diffusion de films, de performances et également d’ateliers d’artistes qui seront dédiés à différents publics de différents âges. Et l’exposition reste visible jusqu’au 29 mars 2026.