Zilia Marquet-Ellis
La peinture de Zilia Marquet-Ellis met en scène des personnages hybrides, entre clown, loup et animal de bande dessinée. Chaque figure change de forme au fil du tableau, jusqu'à devenir méconnaissable.
Publié le 1 juillet 2026

Née en 1999, Zilia Marquet-Ellis vit et travaille à Paris. Diplômée de la HEAR à Strasbourg puis des Beaux-Arts de Paris (2026), elle a aussi posé ses valises à Munich, aux côtés du peintre Marküs Oehlen. Sa peinture ne travaille jamais seule, des projets collectifs comme Oxalis Cadmium et des expériences curatoriales viennent nourrir sa pratique et ses façons d’accrocher les œuvres.
Sur ses toiles, tout se transforme. Un clown devient loup, un nez se change en tête de poule. Ce théâtre des métamorphoses raconte l’étrangeté que l’on ressent parfois face à soi-même, ou face aux autres. Après les visages déformés est venu le masque, une manière de se montrer autrement au monde. Puisant dans les codes du dessin animé et de la bande dessinée, aux côtés d’artistes comme André Butzer, Sylvie Fanchon ou Hélène Delprat, elle invente des personnages comiques et déséquilibrés, qui font face au regard du spectateur comme à un miroir. La couleur, elle, plonge chacun d’eux dans son propre monde clinique, sale, chimique et/ou aphrodisiaque.
- Labour, 2026, huile sur toile, 161 x 131 cm © Hugo Horsin
- Jumelles, 2026, huile sur toile, 146×228 cm. © Félicité Bucchianeri
Œuvre candidate : Lecture érotique
Un chien-lapin, mi-jouet mi-pantin de bande dessinée, s’installe maladroitement dans un clair-obscur qui n’a rien de classique. Par un jeu d’échelles et une posture inconfortable, l’artiste détourne les codes de la peinture savante pour mieux se moquer du regard qu’on pose, d’ordinaire, sur les corps.







